|L’écriture fragmentaire| .20

Sais-tu que le poisson tourne en rond et se moque de nous ? Il n’a pas oublié notre chute. Il voit. Et ne respire pas l’air que nous polluons. Je vois des guerres infinies, des champs massacrés, des fleurs arrachées. Il y a là des hommes couverts de tâches rouges, une main sur le cœur. Il y a là des hommes perfides, on voit leurs pensées derrière leurs visages difformes. Il y a là quelque chose de malsain que nous ne pouvons éviter, notre reflet. L’humain.
Sais-tu que le poisson.

Nous écoutons un murmure. C’est toi qui un jour dira un mot qui résonna alors dans mon instant présent. Et tu n’y étais pourtant pas. Tu l’as murmuré du futur. Tu m’as dit de vite te retrouver. Et alors que je t’entends, je sais qu’il me reste encore des heures à attendre, des chemins à parcourir, des marches à gravir avant de reposer enfin là où Eros et Aphrodite me portent.
Tu sais…

Ce sont de doux chants. Je les écoute chaque soir, avant que le crépuscule ne m’emporte et que l’aube ne les efface.
Je ne cherche plus de sens. D’arrière en avant, du futur vers maintenant, de là-bas jusqu’ici. Le temps a implosé et ne me concerne plus. Les promesses, les espérances, les croyances, les vérités que tu m’énonces sont ma réalité, ma temporalité.
Tu sais…

Il n’est pas là, alors elle ferme les yeux et c’est comme s’il avait toujours été.

(Image couverture © Wallpaperwide)

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